Trouvé sur l’excellent LBDD, encore une pluie de vérité :
La Haine : Ce sont toujours les méchants qui sont haineux. Les gens de droite. Les nationalistes. Les catholiques tradis. Les blogueurs réacs.
La haine, encore la haine. Peu importe la rareté de leurs appels au meurtre, ou la maigreur excessive de leur casier judiciaire. C’est eux les haineux. Et surtout quand ils cherchent des excuses à l’innommable : émeutes italiennes, votations helvètes, etc.
Les longues notes imbouffables de réflexions torturées sur une modernité qui ne tourne pas rond? la haine.
Les sarcasmes acidulés? La haine.
Toujours la haine. Et en particulier la Haine de l’Autre, la Mère de toutes les Haines.
C’est mal la Haine de l’Autre. Mais c’est aussi très mal de parler de la Haine qu’éprouve l’Autre, parce que l’Autre, ce n’est pas sa faute. C’est de la faute du colonialisme, du racisme, de l’exclusion. Les lycéens savatés pendant les manifestations contre le CPE, les bolossages de journaliste pendant la distribution d’argent de Mailorama, tout ça, ce n’est pas une haine majusculable, c’est une colère sociologisable. C’est à dire une circonstance qui excuse tout, y-compris les pires insultes racistes et les coups de pied dans la tête d’un homme déjà à terre.
La Haine, c’est Mal, mais il faut bien s’entendre, la Haine ne désigne que les sentiments hostiles ressentis par le mâle blanc chrétien hétérosexuel. Le reste n’est que littérature militante.
La Peur : La peur a bon dos.
Elle explique tout, la peur.
Si tu hausses les épaules en ricanant devant les projets d’usines à gaz de tel ou tel social-démagogue, c’est la peur du changement.
Si tu refuses que des femmes soient bâchées comme des fantômes dans les rues de ton pays, c’est la peur de l’autre, etc, etc.
On pourrait multiplier les exemples à l’infini, mais ça n’a pas grand sens.
La peur, la peur, toujours la peur.
Rien n’est plus faux que ce paquet de récriminations. Les gros anxieux, les gros pétochards, ce sont les modernophiles, les oui-ouistes, les apologistes de l’Intransitif (il faut que “ça change”, que “ça avance”, que “ça bouge”…).
Ils ont peur de passer pour des fachos. Pour des ringards. Pour des retardataires. Pour des nostalgiques.
Peur de ne pas être au sommet de la vague.
Peur de ne pas aller dans le bon sens.
Peur de transmettre quelque chose à une éventuelle génération future.
Ils vivent dans la peur en permanence. Ils ont peur parce qu’ils nient et parce qu’ils continueront à nier la part maudite de l’être humain, ce qu’ils appellent sommairement la Bête immonde. Parce qu’ils nient la nature humaine, rien ne leur semble humain et tout les affole.